Point de presse sur l’aide et le soutien pour les parents d’enfants assassinés

Les représentants des médias ont été informés que la vice-cheffe et porte‑parole de l’opposition officielle en matière de famille et de justice, Véronique Hivon, tiendrait un point de presse le jeudi 22 février à 8 h 15 à l’Hôtel du Parlement au sujet de l’aide et du soutien pour les parents d’enfants assassinés.

À cette occasion, Mme Hivon était accompagnée de Nancy Roy, directrice générale, et d’Andrée Champagne, coordonnatrice du point de service à Québec, de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD) et de familles membres : Éric Boudreault, père de Daphnée Boudreault assassinée en mars 2017, Nicole Bau, mère de Cheryl Bau-Tremblay assassinée en août 2015, Isabelle Tremblay, mère d’Audrey Carey assassinée en Californie en octobre 2015, Luc Patry, père de Clémence Beaulieu-Patry assassinée en avril 2016, Marlène Dufresne, mère de Gabrielle Dufresne-Élie assassinée en juin 2014.

Trois points abordés

  1. L’aide financière lors des procès
  2. La reconnaissance de statut de victimes et l’aide psychologique à long terme
  3. Du soutien pour les meurtres « hors Québec »

Allocution de Me Nancy Roy au point de presse

Depuis près de 10 ans, l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues accompagne des dizaines de parents, comme ceux présents aujourd’hui, qui doivent se battre jour après jour pour arriver à recevoir une indemnité financière de l’IVAC, une aide psychologique (plus que 30 séances à vie) et une reconnaissance de leur statut de victime.

Malheureusement, on leur dit qu’ils ne sont pas des victimes, qu’ils doivent prendre leurs économies pour assister au procès, qui dure plusieurs semaines et se battre avec les assurances collectives, et ça quand ils en ont, quand ils y ont droit. Pourtant le présumé assassin lui a droit à de l’aide psychologique, financière et de réinsertion sociale et professionnelle.

J’ai vu des parents devoir dormir dans leur voiture, j’ai vu des parents d’enfants assassinés se faire refuser le restaurant du palais de justice parce qu’ils avaient leur boîte à lunch. Est-ce le genre de société que l’on veut? Les frais de stationnement, de repas, d’hébergement sont tous des frais que ces familles doivent assumés à même leurs économies si durement amassées.

Ces parents n’ont pas demandé ce qui leur arrive. Ils ont perdu leur enfant par assassinat et doivent s’appauvrir durant plusieurs années. Il faut comprendre qu’ils ne seront plus jamais les mêmes, ainsi l’aide psychologique que nous revendiquons pour ces parents n’est qu’un investissement étant donné que ces parents, s’ils n’ont pas d’aide aujourd’hui, seront des cas beaucoup plus onéreux pour le système de santé et souvent incapables de retourner à l’emploi.

Je pense que les lois de réparation et d’indemnisation comme la SAAQ, la CSST et l’IVAC devraient traiter ces victimes de la même façon, mais malheureusement nos familles reçoivent près de 50 fois moins et se voient appauvries et isolés par nos systèmes. Nous demandons aujourd’hui :

1) que ces familles reçoivent de l’aide financière lors des procès;

2) qu’ils soient reconnues comme des victimes et reçoivent de l’aide psychologique tant et aussi longtemps qu’ils en ont besoin;

3) que le mot « hors Québec » soit retiré de l’IVAC pour ces parents d’enfants assassinés à l’extérieur de la province et qui n’ont droit strictement à rien.

Fil de presse de la journée

 

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