Le deuil suite à une mort violente et soudaine d’un proche

Lorsqu’on accompagne un proche atteint d’une grave maladie, le caractère prévisible de sa mort nous prépare à vivre un deuil. Cela ne veut pas dire que le choc du décès est moins éprouvant et bouleversant, mais il est en quelque sorte amorti. L’intensité de la douleur dépend grandement de la relation qu’on entretenait avec la personne décédée et les circonstances de la mort.

Lorsqu’il y a mort naturelle, le deuil se fait également de manière naturelle. Quand il s’agit d’une maladie, il arrive souvent que la famille et les proches de la personne mourante aient le temps de se regrouper autour d’elle pour lui dire adieu et s’occuper de ses besoins immédiats pendant qu’elle se dirige vers la fin de sa vie. Tandis que la mort violente, brutale et soudaine ne permet aucune préparation psychologique avant l’annonce de la nouvelle.

La mort violente est foudroyante. L’expérience de la perte d’un être cher suite à un homicide est vécue comme un événement traumatique qui peut perturber le processus naturel du deuil.

De plus, une mort par homicide ne passe souvent pas inaperçue auprès des médias. En plus de devoir faire face à la douleur, les proches de la victime doivent passer à travers l’acharnement médiatique et toutes les formalités entourant le décès, ce qui a tendance à aggraver leur détresse et rend leur deuil encore plus complexe. Par ailleurs, les endeuillés vivent très souvent de la stigmatisation et de l’isolement et ont peine à comprendre pourquoi.

Les étapes du deuil

  1. Le choc et le déni qui se manifestent à l’annonce de la nouvelle du décès. L’incompréhension de cette perte brutale et soudaine ne nous laisse pas croire que l’être aimé n’est plus à nos côtés.
  2. La colère et la culpabilité qui se manifestent face à la réalité de la perte. Il s’agit de l’étape de confrontation des faits. La culpabilité survient souvent lorsque les endeuillés ont l’impression qu’ils auraient pu faire quelque chose pour éviter le drame. Pour ne pas tomber dans la dépression il est fortement recommandé de consulter un professionnel.
  3. La tristesse (et parfois la dépression) qui envahit les endeuillés lorsqu’ils se rendent compte que l’être cher ne reviendra plus. Durant cette étape, les endeuillés en détresse ayant vécu une tornade d’émotions ont l’impression qu’ils ne termineront jamais leur deuil tellement la douleur est pénible. Le soutien de l’entourage et le suivi d’un professionnel sont donc très importants à ce stade-ci.
  4. L’acceptation qui se manifeste graduellement. Le deuil suite à un décès violent est très intense et particulièrement long à traverser. Petit à petit, l’endeuillé va de mieux en mieux et commence à accepter la réalité de la perte. À ce stade, la confiance revient et la vie semble moins noire. Cependant, l’acceptation seule ne suffit pas, il faut reconstruire sa vie progressivement.
  5. La reconstruction qui complète la phase du deuil. À cette étape, l’endeuillé retrouve un sentiment de sécurité et reprend contrôle sur sa vie personnelle et sociale.

Références :
Allo le ciel 
Canal Vie 
The Manitoba Trauma Information and Education Centre (MTIEC) 
Bereaved Families of Cornwall & Area 
Maison funéraire Racicot
Isabelle Levert (psychologue clinicienne et pscyhothérapeute)

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